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Après deux siècles passés, cette cafetière en argent de la Maison Odiot avait en somme pris assez peu de chocs et de rayures. Le col étroit qui empêche un travail direct, rend cependant difficile sa restauration. Il m'a fallu réutiliser la délicate technique de la recingle. Puis dans un second temps des ajustements de surface, avec de légers marteaux dont les tables furent recouvertes de vélin, et dont les coups ne tueraient pas une mouche.
Nota bene. Les prises d'images, une fois les surfaces retrouvées, sont difficiles. L'absence de reflet dans une lightbox peut faire croire que tout va bien alors qu'une cavité peut demeurer. On a choisi de ne pas fuir le reflet des choses environnantes. La surface même d'origine n'est pas de partout parfaitement plane, c’est un travail fait à la main il y a deux cents ans, mais on voit bien que les chocs on disparu.
- Deux prises de vue rapides de la pièces entière, faites chez client avant restauration, où l'on peut déjà voir entouré de feutre orange quelques défauts, des enfoncements mais aussi une rayure au pied de la figure féminine - suivent ensuite plus de détails :








Quelques images de la recingle. L'outil seul d'abord, en transparence ensuite (comment il se verrait dans la cafetière), puis le geste.









Le retour au magasin :
