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Même rapide, une restauration implique assez vite la mise en œuvre de techniques particulières. Exemple ici avec une timbale en vermeil réalisée vers 1750 à Strasbourg par l'orfèvre Jean-Louis Imlin. L'objet avait reçu un bon coup, qu'il s'agissait de faire disparaître. Pour cela, j'ai utilisé la technique de la recingle, reprenant ensuite de l'extérieur la surface alors légèrement rehaussée à l'endroit du choc, afin de retrouver son niveau d'origine.
On peut apercevoir l'impact bien en dessous des initiales M.B.

La recingle. On tape au marteau de façon spécifique sur une barre d'acier bloquée à l'étau, entrant dans la pièce, et dont le bout est relevé et de forme adaptée. Un guide extérieur permet de savoir précisément où a lieu l'impact. Ici, pour ne pas abîmer la dorure intérieure, un bois dur taillé est ajouté.

Une fois la dépression disparue, seule une fine rayure demeure, provoquée par l'objet qui avait frappé le flanc de la timbale.

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Une aiguière à vin en vermeil et cristal (vers 1900) m'a été confiée afin de redresser un côté écrasé de son bec. Rien d'aisé là non plus, il s'agit de préserver la dorure et le verre, donc pas de chauffe possible, mais le travail minutieux d'un métal fin, veillant à ne pas provoquer d'amorces de crique.
Une série d'avant et d'après :






Quelques photos du travail.


Une fois l'aiguière rendue au magasin.


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Moule à kougelhopf en cuivre, début du 19ème siècle. Les nombreux coup sur les arrêtes devaient disparaître autant que possible. Il a fallu se servir de tas à la volée, user de ciselets en bois plus ou moins gros et de marteaux différents. Un travail un peu complexe du fait de la géométrie particulière de l'objet.
Quelques images des coups à reprendre.





La contrainte peut limiter le degré de restauration quand par exemple des fissures déjà présentes ne doivent pas s'aggraver :


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