_

 Voici la rapide restauration d'une timbale en vermeil réalisée vers 1750 à Strasbourg par l'orfèvre Jean-Louis Imlin. L'objet avait reçu un coup, qu'il s'agissait de faire disparaître. Pour cela, j'ai utilisé la technique de la recingle, reprenant ensuite la surface, très légèrement rehaussée au delà de son niveau d'origine, au marteau d'horloger (~30g).


 On peut apercevoir l'impact bien en dessous des initiales M.B.

 La recingle. On tape au marteau et de façon spécifique sur une barre d'acier dont le bout est relevé et de forme adaptée (taillée ici avec un bois dur), outil bloqué à l'étau et doté d'un guide permettant de savoir précisément où a lieu l'impact. 

 Une fois la dépression disparue, seule demeure une fine rayure, faite par l'objet qui avait touché le flanc de la timbale. 

*        *       *

*      *

*

 Une aiguière à vin en vermeil et cristal (vers 1900) m'a été confiée afin de redresser un côté écrasé de son bec. Rien d'aisé là non plus, il s'agit de préserver la dorure et le verre, donc pas de chauffe possible, mais un travail minutieux qui veille à ne pas provoquer d'amorces de crique.

Une série d'avant et d'après :

Quelques photos du travail.

Une fois l'aiguière retournée au magasin.

*        *       *

*      *

*

 Moule à kougelhopf en cuivre, début du 19ème siècle. Les nombreux coup sur les arrêtes devaient disparaître autant que possible. Il a fallu se servir de tas à la volée, user de ciselets en bois plus ou moins gros et de marteaux différents. Un travail un peu complexe du fait de la géométrie particulière de l'objet. 

Quelques images des coups à reprendre.

 La contrainte peut limiter le degré de restauration quand par exemple des fissures déjà présentes ne doivent pas s'aggraver :

*

*